Une mécanique vivante en héritage

Jérôme Marcu

Il existe des métiers que l’on apprend. Et d’autres que l’on porte en soi sans le savoir. Pour Jérôme Marcu, donner vie à la matière a toujours fait partie de sa vie.

Dans sa maison d’enfance, les automates et les instruments de musique mécanique lui ont appris comment un objet pouvait s’animer sans être vivant.

MARCU, c’est le nom d’une marque horlogère indépendante genevoise ; une Haute Horlogerie de signature, un atelier, un horloger.

Jérôme Marcu

Horloger-Créateur

Fondateur de MARCU et de l’atelier TechnoWatch Partners.

Fabrication Automate

Une histoire de transmission

Depuis les années 1950, la famille Marcu développe des automates et des instruments de musique mécanique. Ses grands-parents, ses parents, transforment engrenages, porcelaine et acier en figures animées. Un univers créatif entre ingénierie et mouvement. Jérôme Marcu grandit dans cet environnement, sensible à la matière et au geste.

L’enfance : l’atelier familial comme école

Enfant, Jérôme observe son père tailler des engrenages, ajuster des mécanismes, régler des séquences invisibles et donner vie aux automates. À dix ans, il aide déjà à l’atelier. Il apprend la précision, la patience, l’humilité.

Automate Marcu

L’horlogerie comme continuité

Les montres comme les automates partagent de nombreuses similitudes, stocker de l’énergie, la transmettre, la réguler. Il se forme à l’école d’Horlogerie de Morteau et d’apprentissage à vocation, il rejoint de belles et grandes Maisons.

La légitimité des grandes Maisons

Il débute par les ateliers de Vacheron Constantin, découvre l’exigence des grandes complications auprès de Monsieur Gérald Genta, perfectionne sa compréhension des mouvements dans l’atelier des complications Patek Philippe et renforce sa compréhension des équilibres dynamiques au cœur des réglages et des contraintes propres aux quantièmes perpétuels chez Harry Winston.

2016 : création de son propre atelier

En 2016, Jérôme Marcu fonde à Genève Techno Watch Partners. Spécialisé dans les complications, il y conçoit, assemble et restaure des montres pour les grandes manufactures horlogères.

Son atelier intervient à toutes les étapes : du prototypage au développement de calibres complexes, de la fabrication des composants aux finitions les plus exigeantes.

Il y développe également ses propres solutions et constructions, certaines faisant l’objet de brevets.

Mais au-delà de la technique, cet atelier marque son indépendance, une liberté de penser, de construire.

2026 : Jérôme fonde MARCU et présente INITIAL

Concevoir un moteur demande du savoir, le fiabiliser demande du temps.

2026 marque le temps juste, celui de la création de sa marque à Genève et le lancement de sa première pièce : INITIAL

Photo Jérôme Marcu

Pour Jérôme, donner son nom à ses montres, c’est une responsabilité, un engagement, celui de sa signature. C’est aussi une reconnaissance, à la lignée dont il poursuit le geste, la passion. C’est accepter que chaque détail engage, chaque choix devient visible et chaque décision devient personnelle.

Dans son atelier, le temps n’est pas une contrainte, c’est une matière. Il sait qu’il existe un moment juste pour chaque chose. Il travaille guidé par une exigence simple : que tout soit réglé comme du papier à musique. Une métaphore personnelle, héritée de l’enfance, inspirée de ces mécanismes capables de jouer, même cent ans plus tard, une mélodie avec une précision parfaite, simplement à partir d’une bande perforée.

Sans altération, avec la même précision.

Une rigueur absolue : la promesse de la répétabilité. Un engagement qu’il grave à même le pont de rouage, ses mots pour évoquer le traditionnel “réglé en cinq positions”. Une sensibilité et une humilité que l’on retrouve, silencieusement, dans chacune de ses pièces.

L'atelier à votre écoute